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Opéra de Rouen : Don Giovanni

Par domino • 11 mai, 2009 • Catégorie: Culture, Focus, Musique

Présentation du Don Giovanni qui débute mardi à l’Opéra de Rouen.

Du 12 au 23 mai, l’Opéra de Rouen propose la vision de Laurent Laffargue de l’oeuvre culte de Mozart : Don Giovanni. Cette version place le personnage dans le contexte de l’Italie des années 20 avec la montée du fascisme.

A noter que l’Opéra de Rouen propose à cette occasion une aide pour les non-voyants. Un système d’écoute par casque permet avant le début du spectacle de situer l’intrigue. Puis, au fur et à mesure du spectacle, une voix explique ce qui se passe sur scène pour que tous les spectateurs puissent apprécier au mieux ce Don Giovanni.

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6 Réponses »

  1. J’ai vu la Générale dimanche dernier et c’était vraiment bien. Don Juan 2009 est un moderne qui organise de fausses fêtes pour contrôler les imbéciles avec à boire et à manger (+ coke à volonté!).
    Il ne lutte pas seulement pour échapper à une relation établie, synonyme d’aliénation au convenu, d’allégeance au couple, de renoncement à une vie propre, unique, à soi. Son combat se mène contre le monde entier : contre les bons sentiments mielleux, contre les associations d’imbéciles, les convenances, contre Dieu, contre les imbéciles en 4×4 avec pare-chocs anti-bisons, contre tout, contre tous, contre vous, sûrement. Combat perdu d’avance pour ne pas appartenir à son époque. Pour ne pas faire partie de l’humanité.

  2. Moi j’y suis aller hier soir lors de la première.
    C’est un opéra que je conseil vraiment à tous, très belle mise en scène, très bon jeu des personnages et les chants magnifiques.

    Si je m’écoutais j’irais le revoir une nouvelle fois!!

  3. Sur le même sujet, ceci:
    http://ecrivainrouen.over-blog.com/article-31653484.html

  4. Wouaw! L’opéra est vachement réactif concernant l’aide pour les non-voyants! C’était une idée de G.MONTAGNE entre autres.

    Dommage que cela soit à cette occasion seulement!

  5. Surprenant de découvrir Don Juan en enfant gâté, courant derrière ses jouets. On l’imaginait plus précoce c’est à dire s’intéressant aux grandes femmes plutôt qu’aux petites voitures !
    Bizarre cette assimilation à la montée du fascisme mais l’essentiel est de se précipîter à toute nouvelle représentation de ce chef d’oeuvre intemporel. (c’est vrai qu’archétypal, ça sonne plus chic !)

  6. Une vacuité cosmique. De la provoc facile type mise-en-scène-à-l’allemande-héritée-du-cabaret-pour-choquer-le-bourgeois mais qui ne choque plus personne depuis les années 70. C’est quand même malheureux de couper le final pour un pauvre concept ne servant qu’à éviter une des questions primordiales de l’oeuvre: le surnaturel, l’existence de Dieu! Et remplacer le Commandeur par une fille toute nue pour un petit effet final est peut-être l’idée la plus idiote. Ne parlons pas de toute l’iconographie gay (bears, torero, uniformes, drags façon Rocky horror picture show) présente pour faire des clins d’oeil de trois tonnes à une partie du public mais qui n’apporte rien – et surtout pas de la modernité – à l’oeuvre. On nous prend vraiment pour des cons.
    Reste l’orchestre, très bon, et certains chanteurs qui se débrouillent pour faire leur taf au milieu de tout cela.

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